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Pour un développement humain durable et pour la qualité de la vie
Mémoire, repères et ressources
L’Afrique aborde en ce début de vingt et unième siècle une phase particulièrement difficile et décisive de son histoire où l’ouverture démocratique s’inscrit dans un environnement international caractérisé par l’ultralibéralisme. Ce système économique est essentiellement fait de ponctions à travers la surexploitation des ressources naturelles, le service de la dette extérieure, les privatisations et la fuite des cerveaux. Mais la thèse dominante sur l’état du continent occulte le rôle du capital expansionniste dans la paupérisation du continent, la multiplication des foyers de tension et l’intensification des flux migratoires.
Le Centre Amadou Hampâté Bâ (CAHBA) prend une part active au renouvellement de la réflexion sur ces défis et à la recherche d’alternatives ancrées dans la mesure du possible dans le terreau de la culture.
Créé en 1992, le CAHBA rend hommage à l’une des personnalités les plus marquantes de la culture et de la pensée malienne et africaine. Né à Bandiagara, en 1900, Amadou Hampâté Bâ en est l’un des témoins privilégiés du XXe siècle. Il a choisi d’en être la mémoire. Il s’est attelé, cinquante années durant, à un travail gigantesque de capitalisation des traditions et des faits de culture qui sont, la plupart du temps, autant de repères et d’ancrages culturels dont les nouvelles générations d’Africain(e)s pourront avoir besoin pour être eux-mêmes et pour vivre humainement. Le CAHBA ne prône nullement un retour à un ordre ancien qui serait parfait ni le repli sur soi. Les promoteurs revendiquent une mémoire-repère, source d’énergie dynamique et féconde.
Le Centre Amadou Hampâté Bâ
Le Centre est plus concrètement un espace de dialogue, de réappropriation de soi, de sa culture, de son environnement et de créativité. Il vise plus particulièrement à : encourager les Africain(e)s à s’imprégner davantage des termes des défis nouveaux tels qu’ils se présentent aux échelons international, régional, national et local. Interroger les sociétés et les cultures africaines dans différents domaines à la lumière des exigences d’un avenir autre que le tout-marché. Contribuer à la reformulation des énoncés, des concepts, des cadres opérationnels avec les groupes sociaux vulnérables et à l’élargissement de la base des négociations et des processus de prises de décision. Favoriser l’émergence de visions nouvelles et partagées quant aux facteurs qui affectent l’homme africain et son environnement.
Les amis et alliés
Ils sont :
- les groupes et acteurs sociaux qui ont le plus besoin, dans le contexte actuel, d’interlocuteurs et d’appui : les femmes, les jeunes, les agents de l’économie populaire, les artistes, les intellectuels, les migrants ;
- les détenteurs de connaissances anciennes (historiens, communicateurs traditionnels et personnes âgées) et nouvelles (spécialistes en développement en fonction ou à la retraite, agences bilatérales et multilatérales, centres de documentation, chercheurs…) ;
- les formateurs, notamment des spécialistes en développement participatif, les agents traditionnels et modernes de communication ; les services techniques de l’État, les Organisations Non gouvernementales, les associations, les GIE et tous les agents de terrain.
Le partenariat entre le Centre et ces différents acteurs et institutions de développement se conçoit sous la forme de formations participatives, d’échanges de vues et d’informations de transfert de connaissances et de compétences dans le cadre de différents projets et programmes de recherche, d’ateliers de formation et d’actions sur le terrain.
Les ressources humaines
Le Centre prend appui sur :
- un groupe permanent de personnes-ressources qui ont une excellente connaissance de l’évolution des théories et des méthodes d’intervention auprès des populations ainsi que des goulots d’étranglement et des opportunités nouvelles qui s’offrent à l’Afrique ;
- un réseau de détenteurs de traditions (conteurs, leaders d’opinion…) et de communicateurs (artistes, journalistes, dessinateurs, comédiens…) ;
- des jeunes diplômé(e)s, des retraités, des partants volontaires et des compressés.
Locaux et équipements
Le Centre a hérité des locaux d’une ancienne école de formation agricole qui ont été réhabilités et équipés avec les produits de l’artisanat malien. Cette structure est aménagée de la manière suivante :
- un secrétariat et un bureau pour la coordination des activités du centre ;
- une salle de réunion et de formation d’une capacité de 80 places ;
- des espaces de travail : menuiserie, broderie...
- un fonds de bibliothèque qui compte environ 1 500 livres.
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